Le cahier des festivals


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Le n° 20 du magazine World musiques destinations en kiosque !

Quinze pages de festivals
pour vous donner envie d'y aller.

Festival de la rumba à Beaucaire,
Festival de la guitare à Bellegarde,
Festival EZH au Pays Basque,
Les Suds à Arles,
Jazz à Montauban,
les Rencontres Internationales de Saint-Chartier,
Fiest'à Sète,
Les Escales de Saint-Nazaire,
Jazz in Marciac,
Festival de Confolens,
Afrikabidon en Ardèche,
Autres rivages au pays d'Uzès,
Festival cubain Bayamo à La-Seyne-sur-Mer,
Festival de Thau,
Les Francophonies en Limousin...

Notre actualité avec Gnawa Diffusion, Gabriela Mendes, Toco, Andy Palacio, Malouma, Oi Va Voi, Ouled Jouini, Marcio Faraco, Tito Paris, Zêdess, Seun Kuti, Angélique Kidjo... et partez à la découverte d'Accra au Ghana où la hiplife a supplanté le highlife.
NOUVELLE TRADITION
La jeune capverdienne Gabriela Mendes se démarque des chanteurs de sa génération par un chant naturel et fidèle aux racines.

Album : Tradiçao (Nocturne).

Situé en plein centre-ville, le Mindel Hotel est reconnaissable de loin avec sa couleur aussi bleue que l’azur de la baie de Mindelo, sur São Vicente, probablement l’île la plus festive de l’archipel du Cap-Vert. Une teinte déclinée jusqu’aux murs du club de nuit de l’imposant établissement, peut-être le plus haut de la ville au risque de gâcher la perspective de la Praça Nova, la plus grande et la plus jolie place de la cité portuaire. Gabriela Mendes y chante ce soir, la veille d’une soirée sénégalaise où elle est invitée à boeufer. Malgré la sécheresse de son ciel obstinément bleu, lui aussi, le « petit pays » chanté par Cesaria Evora semble par contre intarissable en matière de talents musicaux. Gabriela appartient à la nouvelle génération de chanteurs capverdiens, mais reste plus proche de la tradition. La salle du Mindel Hotel est pleine, déjà convaincue par la conviction intangible de Gabriela à déclamer son chant de toute son âme. Sur la scène de ce club prisé de Mindelo, trois guitares, une basse, un clavier, une batterie se préparent. Anti-star, Gabriela ne se fait pas attendre : elle déboule sur scène dès que sa demi-douzaine de musiciens est prête. On entre vite dans le vif du sujet, car Gabriela Mendes chante une morna, la saudade popularisée par Cesaria à la nature limpide ...

FOU DE BOSSA
Le Paulista Toco signe un second album produit en Italie pour chanter son amour de la bossa nova traditionnelle en l’agrémentant d’une subtile ambiance électronique.

Album : Outro lugar (Bonsaï Music/EMI).

«Je me sens en Italie comme à la maison», dit Toco, chanteurné en 1976 à São Paulo. Tomaz Di Cunto alias Toco agrandi dans un «quartier et dans une maison où il y a beau-coup de musique». Toco partage, quand il peut, son temps entreson Brésil natal et le pays de ses origines et d’adoption. C’est d’Italie que le jeune chanteur s’est fait connaître quand il rencon-tre à Milan Stefano Tirone dit S-Tone Inc, artiste important du jeunelabel Schema Records, qui réalise le premier album de Toco, Insta-laçao do samba. «Stefano aime beaucoup la musique brésilienne. Il afait écouter ce que je faisais aux gens du label qui ont répondu «c’estpas mal, mais ça ne nous intéresse pas». Deux ans après, ils ont écoutéde nouveau et dit «peut-être un petit single». Ensuite, cela a été cinqchansons, puis tout un album», se souvient Toco dont le premierdisque a été bien accueilli à sa sortie en 2004 par la presse et lesradios italiennes. Un album gracieux où la bossa et la samba deToco rencontrent les sonorités électroniques de S-Tone Inc et séduitle label français Bonsaï Music qui y ajoute une belle reprise du tubed’un de ses artistes, Pierre Vassiliu, Qui c’est celui-là(1987). Un juste retour des choses car le chanteur français à bacchantes ainterprété une adaptation de sa femme Marie d’un ...

LE BLUES DE BELIZE
Andy Palacio chante admirablement la culture de sa communauté garifuna dans ce seul pays anglophone d’Amérique centrale.

Album : Wátina (Cumbancha/Harmonia Mundi).

«La musique fera certainement découvrir notre pays», déclareAndy Palacio, actuellement le seul chanteur interna-tional de Belize. Il parle d’un petit Etat d’Amérique cen-trale, bordé au nord par le Mexique, entouré à l’ouest et au sudpar le Guatemala, baigné à l’est par la mer des Caraïbes. Un ancienrepaire de la flibuste fait de plages paradisiaques et de superbes forêts tropicales que les touristes visitent peu. Andy Palacio semble en voie de réitérer l’exploit de la diva du Cap-Vert, Cesaria Evora,qui s’est fait connaître tout en faisant découvrir son archipel natal. Pour Andy, cela se ferait sûrement dans une moindre mesure : les temps ont changé quand en France les grands médias (traduire, télévision) se sont fermés comme une huître aux musiques ditesde la diversité. Bref, Andy Palacio est en playlist sur France Inter, Europe 1, Nova, RFI, Latina, France Bleu Ile-de-France, FIP... et au sommet des hits parades musiques du monde de plusieurs radios européennes. Andy chante sur des musiques dépouillées, faites essentiellement de guitare, de percussions, parfois accompagnées d’un sax, d’une carapace de tortue ou du tintement d’une bouteille de rhum. Cela ressemble à une veillée entre amis qui improvisent sur des thèmes que tout le monde connaît. D’ailleurs, les premières séances ...

KLEZMEROCK
A L'occasion de son nouvel album le groupe yiddisho-londonien Oi Va Voi enchante la nuit d'Istambul à l'ombre des minarets.

Album : Oi Va Voi (V2 Music).

Ce n'est pas pour rien que le jeune groupe londonien Oi Va Voi a choisi Istanbul comme première date de sa tournée européenne. Pour ceux qui auraient une image quelque peu fossilisée de l'ancienne capitale ottomane, l'heure est au grand ménage. Entre les cinq appels quotidiens à la prière lancés des innombrables minarets, les platines s'activent sévèrement jusqu'au bout de la nuit et font d'Istanbul la nouvelle capitale du beat. Oi Va Voi connaît d'ailleurs bien celle que l'on surnomme « la reine des villes », comme nous le confie Nick Ammar, le guitariste du groupe : « Ce n'est pas la première fois qu'on se produit à Istanbul. On prend toujours un grand plaisir à y revenir jouer pour ce public aux oreilles bien ouvertes. C'est très cliché de le dire, mais ici, on se trouve réellement à la croisée de plusieurs mondes. L'ambiance est à la fois mystique avec toutes ces mosquées et excitante avec une vie nocturne ébouriffante. Vraiment, ça swingue à Istanbul ! ». Avec une vue plongeante sur un Bosphore scintillant, au creux d'un canapé sans fond, nous démarrons l'interview avec Nick avant d'être rejoints par Josh Breslaw, le batteur du band. «Oh mon Dieu » en yiddish ou encore «Aïe aïe aïe » , «Oi va voi » , c'est ce que l'on dit, on l'aura bien compris, dans les situations délicates. Quand le chat a vomi ...

CHANSON DISSIDENTE
Devenue sénateur de l’opposition, la chanteuse mauritanienne Malouma publie un nouveau disque aux propos et à la musique avant-gardistes.

Album : Nour (Marabi/Harmonia Mundi).

«Je suis venue à la politique un peu par hasard. J’ai toujours été pour le changement que ce soit dans le domaine musical ou social. D’ailleurs toute petite, je ne voulais pas de la routine», déclare Malouma qui a commencé à chanter dès l’adolescence,en 1986. La diva des sables, comme la surnomment parfois les médias, est depuis quelques mois sénateur dans son pays où ont été organisées en mars dernier les premières élections présidentielles libres après plus de deux décennies de régime militaire. Colonie française dès 1905, indépendante en 1960, la Mauritanie est régulièrement secouée par des putschs militaires depuis le renversement en 1978 de son premier président, Moktar OuldDaddah (1924-2003). Aujourd’hui, Malouma est l’un des cinq sénateurs du Rassemblement des forces démocratiques, principal parti d’opposition appelé aussi Nahda (renaissance) et dirigé par un ami de longue date, Ahmed Ould Daddah, demi-frère du défunt leader d’un pays désertique de plus de 3 millions d’habitants. Actuellement, Malouma est la chanteuse la plus connue hors de Mauritanie pour son blues sahélien ample, souvent nuancé et ouvert sur le monde sans être dévoyé. Elle reste l’un des rares artistes de la tradition maure à croiser son art ancestral aux rythmes occidentaux et à ...

LES BONS GÉNIES D’ANGÉLIQUE
Installée depuis dix ans à New York, la Franco-Béninoise Angélique Kidjo s’est entourée d’un casting de rêve pour un nouveau disque puissant et subtil.

Album : «Djin Djin» (Razor & Tie/EMI).

A sa naissance au Bénin en 1960, Angélique Kidjo a été baptisée Kpasseloko Hinto Hounsinou Kango Manta Zogbin (le sang d'une lanterne ne peut allumer une flammèche). Bout de femme bourrée d’énergie, Angélique est loin d’être une lanterne et encore moins une flammèche, mais plutôt un incendie tant ses yeux irradient une révolte, une colère flamboyante contre les injustices en ce bas monde. Une contestation qu’elle met en musique afro-pop où le tempo, souvent alerte parfois doux, sert le plus possible son propos. Il faut dire que l’oppression et la rébellion, Angélique sait ce que c’est, elle, qui toute jeune avait comme modèle la Sud-Africaine Miriam Makeba, interprète de Pata Pata, premier tube planétaire africain en1967, une époque où l’on était loin de voir la fin de l’apartheid. D’ailleurs en 1979, Angélique a chanté à la radio béninoise une chanson qu’elle a écrite sur Winnie, l’ex-femme du leader sud-africain Nelson Mandela. Angélique Kidjo publie aujourd’hui un nouvel album réunissant un casting de rêve : Carlos Santana, Peter Gabriel, Brandford Marsalis, Alicia Keys, Ziggy Marley, Joss Stone, Keziah Jones, Josh Groban ou Amadou et Mariam. Quel artiste africain ou autre peut afficher autant de célébrités complices venant du rock, du jazz, de la soul,du r’n’b, du reggae ...

SAUDADE TROPICALE
Vedette capverdienne révélée à Lisbonne, Tito Paris publie un disque émouvant entre reprises savoureuses et chansons inédites.

Album : Acústico (World Connection/Pias).

Le rendez-vous était à 11h du matin. Ce n’est pas un bon horaire pour Tito, qui anime la nuit la Casa da Morna, son club-restaurant jusqu’à plus d’heure. Il arrive à l’hôtel d’un coin calme de Lisbonne, presque à l’heure, chemise ouverte sur un pendentif africain, surmontée de ses sempiternelles et larges bretelles, trop fluet peut-être pour faire tenir un pantalon avec une ceinture. Tito Paris parle d’une voix douce alors que ses jambes n’arrêtent pas de gigoter. Il doit prendre un avion ce soir pour chanter en Angola, mais vient faire la promotion de son album auprès d’une presse venue spécialement de Paris. Aristides « Tito » Paris publie douze chan-sons dont plusieurs succès enregistrées en février 2004 à Lisbonne dans l’intimité de la salle Aula Magna devant un public attiré par son chant chaleureux. De sa voix légèrement voilée, il chante des réussites comme Morna PPV, Estrela Linda. Il donne aussi ses versions de standards capverdiens tels Otíla/Otílo repris par tant de chanteurs du Cap-Vert, Febre di funaná, un morceau écrit et composé par Codê di Dona, gardien d’un maigre troupeau de chèvres sur l’île de Santiago, terre du funaná dont il est une rare mémoire, une frénésie jouée traditionnellement par un accordéon et une cornière métallique frottée par un couteau. Cette cadence ...

L’AFRO-SARKO
L’humoriste burkinabé Zêdess a fait un tabac sur le net avec une chanson satirique sur Nicolas Sarkozy.

Album : 3 Marabouts (Dadoua Records/Rue Stendhal).

«Nicolas Sarkozy/ Pourquoi tonpère a fui la Hongrie/ Il s’appelle NicolasSarkozy/ Il a inventé l’immigration choisie/ C’est l’histoire d’un fils de Hongrois/ Qui veut se faire couronner chez les Gaulois». C’est le refrain d’un alter-tube de ce printemps, avant que les enjeux électifs ne soient faits en France. Portée par un reggae limpide et taquin, cette chanson, Un Hongrois chez les Gaulois, incluse dans son nouveau disque, a fait un tabac parmi les Africains d’ici et de là-bas. Un succès radiophonique et surtout virtuel, car la chanson aurait été téléchargée des dizaines de milliers de fois sur le net, illégalement. Mais son auteur, Zêdess, se fiche de n’en tirer ni euro ni franc CFA. Seul compte pour lui sa participation à la campagne présidentielle française, de surcroît qu’il est Burkinabé, en l’occur-rence marié à une Belge et en l’espèce vivant à Bruxelles. Zongo Seydou, alias Zêdess (de ses initiales Z. S.), s’est arrogé un droit d’ingérence dans une campagne où les étrangers et leurs descendants (français) sont un des thèmes principaux. «J’en ai marre des donneurs de leçon du Nord. Je me suis dit pour une fois un intellectuel du Sud peut donner son point de vue sur la politique du Nord. Je ne veux pas être complice d’un silence coupable sur cette histoire d’immigration choisie. Le Pen, lui, au moins est clair ...


 

LA NOUVELLE VAGUE DE TUNISIE
Inspirés par la tradition du sud et les rythmes du monde, les Ouled Jouini soufflent un vent de nouveauté pour sortir la chanson tunisienne de sa profonde léthargie.

Album : Sans visa (MLP/Aladin le musicien).

A 600 bornes de Tunis, 10 de l’île de Djerba, non loin de la frontière libyenne, il y a Zarzis, ses plages de sable fin parmi les meilleures de Tunisie. Appelée autrefois Zita ou Gergis, Zarzis vit de ses oliviers, son commerce, sa pêche et ses plongeurs. Cette cité touristique entre mer et désert a perdu l’un des meilleurs d’entre eux. Il est devenu chanteur et préfère nager dans les eaux pas toujours limpides du showbiz tunisien et de la musique pour sa diaspora. Farhat Jouni, fondateur jovial des Ouled Jouini, vient régulièrement chanter en France. Il est passé par quelques grands rassemblements musicaux maghrébins à Paris, au Zénith,au Palais des Sports ou à Bercy, et aussi en Allemagne, Belgique, Suisse ou Italie. Si lesmusiques populaires algérienne et marocaine ont su se renouveler et faire parler d’elles ces vingt dernières années, la grande scène tunisienne n’arrive plus à dépasser les frontières de son pays depuis ses succès maghrébins des années 60. Un manque de réussite internationale dû à sa fascination pour la grande musique du Caire qu’elle tente d’imiter depuis des décennies en négligeant la rénovation des riches rythmes de ses terroirs. Les Ouled Jouini sont un des trop rares groupes tunisien à réchapper leur musique régionale, celle du Sud
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MURMURE ET CHUCHOTEMENT
Le Brésilien de Paris Márcio Faraco réalise un quatrième album aux musiques sobres et délicates qui mettent en valeur un chant de confidences poignantes.

Album : Danson metropoli Canzoni di Paolo Conte (Bonsaï Music/EMI).

Márcio Faraco a eu trois choix devant lui : le foot, le droit, la musique. «J’étais un très bon footballeur. J’ai fait des études pour être avocat comme ma mère et mon frère, mais, ce n’était pas mon truc. La musique est tombée sur moi. Je ne sais pas pourquoi j’aime ça», raconte le chanteur guitariste, Parisien depuis 1992 et fort de plusieurs années de galère avant son premier disque en 2000, une musique lumineuse produite en France. Márcio Faraco publie son quatrième album, production toujours française, comme les précédents qui ont reçu un accueil fervent ici. Son nouveau rythme est une musique de voix, essentiellement soutenue par une guitare tendre, une percussion discrète, onze chansons douces, parfois légèrement enlevées, toujours distinguées. Des mélodies sobres qui mettent en avant un timbre chaleureux, caressant, comme si les blessures de la vie avaient appris à Márcio à chanter d’un ton qui pardonne et invite à l’apaisement. Il en sort une émotion à fleur de peau. C’est un chant qui susurre de tendres histoires et cherche toujours le mot juste pour sa pertinence et surtout sa musicalité. «De temps entemps, je suis inspiré, mais souvent je vais à la rechercher de l’inspiration. Je prends ma guitare et je cherche, comme d’autres vont au travail, au bureau».Le travail
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JOYEUSES FUNÉRAILLES
Après quinze ans d’existence, Gnawa Diffusion fait ses adieux à la scène pour des projets personnels, comme l’explique son fondateur, Amazigh Kateb qui, fidèle à lui-même, tord le cou à la langue de bois.

Album et DVD : Fucking Cowboys (UW/Discograph)..

Il y a quelque chose de paradoxal,dans la tournée d’adieu que donneGnawa Diffusion. Seraient-ce dejoyeuses funérailles, comme on le faitsouvent dans certaines cultures enAfrique ?Amazigh Kateb Je comprends. D’ailleurs,nous ressentons un peu de cette dualité.Les plus jolies aventures doivent savoirs’arrêter pour préserver leur beauté, non ?Nous avons déjà vécu une séparation,lorsque quatre des nôtres sont partis. Tandis que nous traversions une périodecreuse, nous n’avons pas su nous serrer lescoudes suffisamment. J’ai maintenu legroupe. Je ne voulais pas enterrer notre histoire, mais la poursuivre.Aujourd’hui, vous imaginez-vous faireappel à d’autres musiciens ?A. K. Je respecte trop cette histoire pouren entamer une autre sous le même nomde groupe. Je ne suis pas un marchand decacahuètes. Je ne pense pas que l’art doives’avachir dans un fauteuil, mais qu’il doitprendre des risques.En cas de nouveau groupe, quelshorizons musicaux exploreriez-vous ?A. K. Bien sûr, je continuerai de pratiquerle guembri, la basse emblématique de l’hé-ritage gnawi. Mais, j’ai d’autres désirs,...

LA VIE ACCRA FUNÉRAILLES
Visite impromptue dans les rues de la capitale ghanéenne et lieux culturels où la hiplife a supplanté le highlife, la musique qui a fait les beaux soirs du Ghana...

Quartier Ar d’Osu. La forte chaleur et l’humidité de la capi-tale ghanéenne n’ont pas dissuadé les taxis, fenêtres grandes ouvertes, et les 4x4 vitres teintées climatisés de s’engager sur le rond point le plus fréquenté de la ville. La longue artèreétroite et animée d ’Oxford Street («où se retrouvent tous les Blancs», d’après notre taxi) contraste avec les bâtiments neufs et froid du centre ville, comme l’Arche de l’indépendance par exemple, ou encore l’immense esplanade bétonnée de Black Square pouvant accueillir
30 000 personnes. Les grands boulevards, taillés à la règle et au goudron parfait, tranchent effectivement avec les petites rues zigzagantes du quartier populaire d’Osu. Le supermarché climatisé Koala market d’Oxford street (où tous les Blancs se retrouvent, effectivement) n’a rien à envier à ceux des petites villes de nos provinces, à un seul détail près : ici, on à l’impression d’être millionnaire quand on paye en monnaie ghanéenne, soit 13 000 cedis pour 1 euro.
La rue est à l’image d’Accra, plus de 2,5 millions d’habitants...

 

 

 

 

 





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