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Vous découvrez le N° 19 Dee Dee Bridgewater et ses racines africaines !

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Les cheveux planqués sous un couvre-chef, les yeux derrière des verres fumés, le sourire volontaire, Dee Dee Bridgewater est une artiste de bonne composition. Elle a tant de choses à dire encore, et quelques révoltes à jeter à la figure de ceux qui tiennent à la cantonner au jazz, tout le jazz et rien que le jazz. « Depuis que je porte des dreadlocks, le regard des autres a changé, raconte-elle. Je vois dans leurs yeux que je ne suis plus une chanteuse de jazz, mais une « négresse ». Il faut voir la confusion créée dans les aéroports avec mes musiciens africains, fiers dans leurs boubous, les instruments à la main. Comment on cherche à les humilier dans les contrôles. Moi, on me dit de passer sans problème, mais j'insiste pour rester avec mes musiciens, voir ce qui va se passer. Dans les hôtels quatre, cinq étoiles, la réception m'appelle à midi pile pour me demander de quitter la chambre alors qu'avant, on me laissait prendre mon
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